Les frais de scolarité des universités américaines

The best Colleges in every State

Une promesse de campagne (juin 2019) du sénateur américain indépendant Bernie Sanders propose d’effacer la totalité des 1.600 milliards de dette des 45 millions d’étudiants américains ayant contracté des emprunts pour financer leurs études.

Les frais de scolarité s’envolent pour les étudiants américains

Contrepoints - Chloé Lourenço.- 01 mai 2017

Aux États-Unis, les jeunes s’endettent depuis longtemps pour faire des études supérieures. Et les frais d’inscription continuent à augmenter. Résultat : des générations endettées à vie.

.           La dette des étudiants américains représente environ 1200 milliards d’euros, soit la moitié de la dette publique française. Aux États-Unis, on compte 44 millions d’étudiants et surtout d’ex-étudiants qui se sont endettés pour financer leurs études et qui se retrouvent avec une dette colossale (en moyenne, 32 000 €).

Pas étonnant que 8 millions d’entre eux soient en défaut de paiement, alors que leur vie d’adulte commence à peine. Et le plus spectaculaire, c’est que cette dette a progressé de 170% en 10 ans, c’est-à-dire que depuis 2006, elle a presque triplé. Une étude du magazine Forbes a même noté que le coût de l’enseignement supérieur avait augmenté de 440% en 25 ans.

Pendant longtemps aux États-Unis, faire des études était considéré comme le symbole d’une vie réussie. Il s’agissait d’un sésame pour avoir un bon travail, acheter une maison et avoir des enfants. Aujourd’hui, de nombreux lycéens à la porte des universités hésitent à hypothéquer leur avenir.

On peut comprendre l’ampleur du problème lorsqu’en 2012, Barack Obama alors en pleine campagne présidentielle, déclarait à des étudiants de Caroline du Nord que sa femme Michelle et lui avaient fini de rembourser leurs prêts étudiants en 2008 seulement.

Un système pipé

.           Mais comment expliquer un tel phénomène ? L’envolée des frais de scolarité y est pour beaucoup. Alors que l’inflation n’est que de 2,5% aux États-Unis, le prix d’une année à la fac progresse lui de 9% à 12%. Une année dans l’un des plus prestigieux Collèges du pays peut revenir à 70 000€. Les étudiants contractent des prêts pour financer leurs études, dans l’espoir de décrocher un emploi très bien rémunéré qui leur permettra de rembourser.

Et quand le prêt ne suffit pas, ils sont obligés de travailler pour couvrir toutes leurs dépenses (nourriture, loyer, sorties). Surmenés par des journées trop chargées, les étudiants mettent deux fois plus de temps à obtenir leurs diplômes, ce qui accroît d’autant leurs dettes. Un cercle vicieux s’installe lentement, un tourbillon dont ils ne pourront pas s’extraire.

Nombre d’entre eux abandonnent leurs études en cours de route ou bien sont éjectés par le système s’ils n’ont pas de bons résultats. Ils se retrouvent avec une dette astronomique et un salaire beaucoup plus faible qu’escompté. Même ceux qui arrivent au bout de leurs études déchantent une fois sur le marché du travail et croulent sous une dette qu’ils ne rembourseront jamais. La Federal Reserve a établi des statistiques qui montrent que les plus de 60 ans représentent la génération pour laquelle l’encours des prêts étudiants a le plus augmenté. Certains partent même à la retraite en continuant de rembourser leurs dettes.


L’enseignement privé lucratif, premier responsable de la crise de la dette étudiante américaine

The Conversation - Jean-Philippe Ammeux - 04 avril 2019 

Le montant de la dette étudiante américaine est estimée à environ 1 500 milliards de dollars.

.            La croissance rapide de la dette étudiante américaine inquiète de nombreux observateurs qui craignent l’éclatement d’une crise financière systémique analogue à celle des subprimes.

Le montant de cette dette est de l’ordre de 1 500 milliards de dollars. Le coût de plus en plus élevé des études supérieures et la réduction des financements publics, entraînent un recours massif à l’endettement de la part des étudiants. Cependant, la nature de cet endettement est bien différente des autres crédits contractés par les ménages américains. En effet, à la différence des crédits à la consommation et des crédits immobiliers, le crédit destiné aux études supérieures permet la constitution d’un capital humain susceptible de générer des revenus futurs potentiellement élevés.

Les études de l’OCDE montrent clairement que l’investissement dans les études supérieures est très rentable. Aux États-Unis, l’Université de Georgetown a montré que les titulaires d’un bachelor ont une espérance de revenu, sur l’ensemble de leur vie, supérieure d’environ 1 300 000 dollars à ceux qui n’ont pas fait d’études supérieures. La dette étudiante moyenne, proche de 30 000 dollars, est remboursable aisément par la majorité des diplômés sachant, qu’en moyenne, le titulaire d’un bachelor débute dans la vie professionnelle avec un salaire annuel supérieur à 50 000 dollars.

Selon l’OCDE, l’investissement dans les études supérieures reste très rentable.

De façon surprenante, Judith Scott-Clayton de l’Université de Columbia a en outre observé que plus les étudiants contractaient des dettes importantes, moins ils faisaient face à des problèmes de remboursement. Ceci s’explique par le fait que les meilleures universités américaines, le plus souvent des institutions privées non lucratives (fondations, associations), sont chères mais offrent de belles perspectives professionnelles. L’investissement en capital humain dans les études supérieures de qualité est donc une très bonne chose pour l’avenir des jeunes et de la société (les gains privés et publics sont élevés), même si cela conduit à un endettement important.

Un taux de défaut qui reste élevé

.            Sachant par ailleurs que 81 % de la dette étudiante américaine est financée sur fonds fédéraux, on voit bien qu’il n’y a pas de comparaison possible avec la crise des subprimes en matière de diffusion d’une crise systémique.

Néanmoins, si le volume de la dette étudiante américaine n’est pas un problème en soi, on constate que les défaillances de remboursement ont fortement progressé. La Federal Reserve Bank of New York révèle ainsi que le taux de défaut grave de remboursement est passé de 6,03 % au premier trimestre 2006 à 11,83 % au troisième trimestre 2013, lorsqu’il a atteint son maximum. La crise de 2007-2009 a eu un impact important sur l’emploi des Américains, y compris les diplômés de l’enseignement supérieur. Mais, ce qui est surprenant, c’est que ce taux de défaut reste élevé, 11,42 % en décembre 2018, alors que la situation de l’emploi s’est considérablement améliorée. Il convient d’en rechercher la cause, qui est de nature structurelle, et d’identifier les mesures correctrices.

En se fondant sur des données détaillées fournies par le département américain de l’Éducation, Judith Scott-Clayton révèle que les défaillances de remboursement sont particulièrement concentrées sur les établissements privés lucratifs (for-profit). En outre, ses prévisions sont pessimistes : le taux de défaut des emprunteurs ayant fréquenté un for-profit college pourrait atteindre 70 % en 2023. Ceci est incomparable avec le taux de défaut enregistré après l’obtention d’un bachelor dans une institution publique ou privée non lucrative.

400 000 dollars de publicité par jour

.            Alexander Angulo, dans son livre Diploma Mills : How For-Profit Colleges Stiffed Students, Taxpayers and the American Dream, dénonce les pratiques peu scrupuleuses de ce type d’institution depuis le XVIIIe siècle. Il remarque que la recherche de profit rend très difficile la compatibilité avec les standards académiques et professionnels : « Si vous êtes dépendant des profits trimestriels, des revenus de scolarité, si votre principal objectif est d’impressionner les investisseurs, cela conduit à tronquer l’objectif fondamental de l’enseignement supérieur. »

Dans une étude menée pour le département du Trésor américain, Nicolas Turner et Stephanie Riegg constatent, qu’en moyenne, l’écart de revenu entre ceux qui ont fréquenté un for-profit college et ceux qui ne sont pas allés dans l’enseignement supérieur, n’est pas statistiquement significatif. Cela signifie qu’un grand nombre de formations dispensées par ces établissements ne correspondent pas aux besoins de l’économie. En référence à la définition de l’OCDE, elles représentent un investissement en capital humain nul !

On peut alors se demander pourquoi ces institutions ont connu un succès considérable en quadruplant leurs effectifs étudiants entre 2002 et 2010 (de 382 600 à 1 590 000 étudiants pour les formations de type de bachelor ou plus). Voici quelques explications que nous pouvons avancer :

  • Elles se sont adressées prioritairement à des populations relativement fragiles et peu informées – des Afro-américains, des personnes de milieu pauvre, des first generations (étudiants dont les parents ne sont pas allés à l’université) – et se sont acheté une légitimité avec la publicité. Par exemple, fin 2012, l’Université de Phoenix était le premier annonceur publicitaire de Google avec une dépense proche de 400 000 dollars par jour.
  • Elles ont bénéficié de la complicité involontaire de l’État américain qui accorde de façon quasi systématique, sans vérifier une réelle accumulation de capital humain, des prêts sur fonds fédéraux. Il est probable que les banques auraient été plus prudentes.
  • La grande récession américaine (2007-2009) a créé un effet contra-cyclique d’accroissement de demande de formation (besoin d’être mieux formé face à la baisse de la demande de travail et réduction du coût d’opportunité des études), qui a largement bénéficié à ces établissements.

Comportement prédateur

.            Mais, depuis quelques années, de nombreux for-profit colleges font l’objet de recours en justice pour leurs pratiques trompeuses et mensongères. 98,6 % des plaintes enregistrées par le département de l’Éducation viennent d’étudiants victimes d’institutions lucratives. Ainsi, le groupe privé Corinthian Colleges a payé une amende de 30 millions de dollars pour publicité mensongère concernant notamment les emplois des diplômés, avant de disparaître. La crise de réputation et l’effet contra-cylique de la reprise économique ont entraîné une baisse de 679 000 étudiants dans les for-profit colleges (- 43 %) entre 2010 et 2017. Sur la même période, les effectifs des universités publiques ont augmenté de 11,7 % et ceux des universités privées non lucratives de 6,2 %. La bulle des for-profit colleges est illustrée par l’évolution de leurs effectifs depuis 2002.

Évolution des effectifs dans les for-profit colleges (formation en quatre ans ou plus).

Finalement, la logique de marché conduit à une implosion du secteur for-profit dans l’enseignement supérieur américain, ce qui est similaire à la crise des subprimes. Dans les deux cas, des prêts ont été accordés à des populations fragiles pour des projets, d’éducation ou immobiliers, non soutenables. L’implosion du secteur for-profit devrait naturellement résoudre les problèmes de remboursement de la dette par les diplômés, mais cela prendra encore plusieurs années.

Pour éviter que des millions de jeunes se retrouvent piégés par des institutions lucratives peu scrupuleuses, il nécessaire d’instaurer une régulation plus stricte en contrôlant rigoureusement la qualité des formations et l’adéquation avec les besoins de l’économie. C’était l’intention de Arne Duncan, secrétaire d’État à l’éducation de Barack Obama qui voulait mettre fin aux dérives de ceux qu’il qualifiait de « bad actors », et qui étaient généralement des institutions lucratives. Mais le dispositif mis en place dans cette perspective, le Gainful Employment Rule, n’a pas été finalisé dans son exécution avant l’élection de Donald Trump. Une fois élu, celui-ci a fait en sorte qu’il ne soit pas appliqué.


L'école de médecine de l'université américaine NYU devient gratuite (et c'est une révolution)

L’Obs – 17 août 2018

Washington Square, la place autour de laquelle s’étend le campus de NYU.

.           Elle veut rendre l'école de médecine "accessible à une plus large population de postulants". L'inscription à la prestigieuse école de médecine de l'université NYU, à New York, va donc devenir gratuite pour tous ses étudiants à compter de la prochaine année scolaire. Une petite révolution pour un programme qui coûtait jusqu'ici plus de 220.000 dollars !

Les responsables de l'université ont fait la surprise aux étudiants de première année venus récupérer jeudi leur blouse blanche lors d'une cérémonie annuelle.

"Catalyseur d'une transformation des études"

.           Kenneth Langone, président du conseil de la New York University (NYU) Langone Health, l'école de médecine, a expliqué que la chose avait été rendue possible par les dons de mécènes. Cité dans un communiqué, il a expliqué : "Notre espoir, et notre attente, est qu'en rendant l'école de médecine accessible à une plus large population de postulants, nous soyons le catalyseur d'une transformation des études de médecine dans tout le pays."

Cette gratuité ne concerne cependant que les frais de scolarité. D'autres frais administratifs et le logement, estimés à 27.000 dollars l'année, seront toujours à la charge des étudiants.

Le cursus de l'école de médecine de la New York University, institution privée, dure quatre ans. Elle compte aujourd'hui 531 élèves, tous niveaux confondus. Selon le classement annuel de référence établi par le magazine US News, le programme est le troisième meilleur du pays.

1.410 milliards de dollars de crédits

.           Parmi les cent meilleures écoles de médecine aux Etats-Unis, rares sont les établissements publics, avec des frais de scolarité sensiblement moins élevés que les facultés privées.

Selon une étude de l'Association des écoles de médecines américaines (AAMC), les trois quarts des médecins diplômés en 2017 étaient endettés. La dette moyenne d'un diplômé : 202.000 dollars !

Au total, l'encours des crédits étudiants a atteint, fin juin, 1.410 milliards de dollars, après avoir plus que doublé en dix ans, selon les chiffres de la Réserve fédérale américaine. Dans un message vidéo publié sur Twitter, Kenneth Langone s'est enthousiasmé : "Le jour où ils décrochent leur diplôme, ils ne doivent rien à personne."


New York New York vient d'accepter une université sans frais de scolarité pour la classe moyenne

CNN-Money - Katie Lobosco - April 10, 2017 (Traduction libre)

.            New York devient le premier État du pays où les frais de scolarité seront gratuits pour les étudiants de la classe moyenne dans les collèges publics de deux et quatre ans.

.          Ce sera le cas pour les résidents qui disposent de revenus jusqu’à un certain plafond, et les dispositions seront mises en place progressivement au cours des trois premières années.

À compter de cet automne, les étudiants du premier cycle qui fréquentent une école de la State University of New York (SUNY) ou de la City University of New York (CUNY) seront admissibles à la bourse Excelsior si leur famille ne gagne pas plus de 100 000 $ par année. Le plafond de revenu passera à 110 000 $ l'an prochain et atteindra 125 000 $ en 2019.

Dans ces conditions, les étudiants ne paieront rien pour les frais de scolarité, qui s'élèvent à 6 470 $ par an dans les four-year schools et à environ 4 350 $ par an dans les community colleges. Mais ils devront toutefois payer les frais de campus s’ils y sont hébergés. Ces dernières dépenses peuvent s'élever à 14 000 $ par an.

.            Les étudiants devront prendre annuellement 30 crédits pour recevoir la bourse. Certains législateurs s'étaient cependant prononcés contre cette exigence, car elle excluait les étudiants qui s'inscrivent à temps partiel. Dans la proposition finale, M. Cuomo a déclaré que l'exigence en matière de crédits est " flexible ", de sorte que tout étudiant en difficulté pourra faire une pause et reprendre le programme, ou prendre un nombre variable de crédits d’un semestre à l’autre.

.            Après l'obtention de leur diplôme, les étudiants qui ont été allocatiares de la bourse devront vivre et travailler à New York pendant un nombre d'années égal à celui où ils ont été boursiers. S'ils quittent l'État, leur bourse sera convertie en prêt.

.            Le coût de la bourse d'études est estimé 163 millions de dollars pour la première année, mais certains législateurs disent que c'est une hypothèse basse trop optimiste. On estime à 200 000 le nombre d'étudiants admissibles une fois que le programme sera entièrement mis en œuvre.

.            La bourse d'études est telle qu’elle doit combler le gap avec les autres subventions fédérales et d'État. Près de la moitié des étudiants à temps plein de SUNY, et plus de 60 % de ceux de CUNY, ne paient déjà rien pour les frais de scolarité en raison des subventions fédérales Pell basées sur les ressources des ayants droit ou des subventions New York Tuition Assistance. Ces étudiants ne seront donc pas admissibles à la bourse Excelsior.

Le président de SUNY, Carl McCall, et la chancelière Nancy Zimpher (...) ont déclaré qu'ils avaient "espéré un soutien plus important", en particulier pour les SUNY community colleges, où ils espèrent avoir plus d'étudiants grâce à cette bourse.

Certains législateurs républicains ont critiqué la proposition du gouverneur lors des négociations budgétaires parcequ’elle exclut les étudiants des collèges privés. Toutefois, le budget final prévoit 19 millions de dollars supplémentaires pour créer un nouveau programme d'aide financière pour les élèves des écoles privées dont les familles gagnent moins que le plafond de revenu, selon le gouverneur. Ces étudiants recevraient une bourse maximale de 3 000 $. Les collèges qui y participeraient devraient abonder d’une somme équivalente et accepter de ne pas augmenter les frais de scolarité de l'étudiant au moment de son inscription.

.            Le Tennessee, l'Oregon, et la ville de San Francisco ont récemment rendu les frais de scolarité gratuits dans les community colleges pour tous les résidents, indépendamment de leur revenu. Mais New York sera le premier État à rendre les frais de scolarité gratuits pour certains étudiants des collèges publics de quatre ans. Les législateurs du Rhode Island envisagent une proposition similaire visant la gratuité pour deux années d'études dans les collèges publics.


Des Américains fuient leur pays pour éviter de rembourser leurs prêts étudiants

Business Insider - 01 Juin 2019

.         Criblés des dettes liées à leurs prêts étudiants, des Américains ont trouvé le moyen d’y échapper temporairement. Émigrés au Japon, en Inde ou encore en France, ils sont plusieurs à avoir quitté les États-Unis pour éviter les mesures de recouvrement de leur gouvernement. Repérés par les enquêteurs de la chaîne de télévision CNBC, ils expliquent leur choix d’exode sur des groupes Facebook ou des forums du site communautaire Reddit.

En cas de défaut de remboursement d’un prêt et à la demande des banques, le gouvernement fédéral américain a pour habitude de prélever les sommes dues directement sur les salaires des débiteurs ou en gelant leurs remises d’impôt. Mais une fois que ces derniers franchissent la frontière et partent travailler à l’étranger, l’opération devient impossible. Cette fuite des emprunteurs n’entraîne pas pour autant l’évanouissement de leur dette. Au contraire, leurs intérêts ne vont cesser d’augmenter, renforcés par des indemnités de retard de plus en plus importantes, leur faisant également courir le risque d’un procès, estime Joshua Cohen, avocat spécialisé dans la dette étudiante.

Une dette à plus de 1500 milliards de dollars

.        « J’aimerais pouvoir rentrer aux États-Unis sans avoir peur ». Contacté par CNBC, cet emprunteur a fui l’Amérique pour le Japon après avoir échoué à rembourser son prêt malgré plusieurs emplois cumulés. Phénomène de masse touchant plus de 42 millions d’Américains, la crise de la dette étudiante est l’un des enjeux des prochaines élections présidentielles outre-Atlantique. La sénatrice démocrate Elizabeth Warren, candidate à la succession de Donald Trump en 2020, a proposé de taxer plus durement les milliardaires pour effacer les 1500 milliards de dollars de dette déjà contractée. Selon plusieurs économistes, si aucune décision majeure n’est prise d’ici 2023 pour aider au remboursement, près de 40% des étudiants feront défaut sur leur dette, une situation risquant de mettre en péril l’ensemble de l’économie mondiale.