Les tribus indiennes

PositivR - Raphaëlle Dormieu - 30 novembre 2018 (source : Epoch Times -11 jul 2017)

.            La plupart des enfants américains connaissent les 50 états qui forment leur pays, les États-Unis. L’école les leur enseigne très tôt. Ce que les livres d’histoire ont tendance à occulter, ce sont les origines de ce territoire : le récit des Indiens d’Amérique, pour beaucoup aujourd’hui disparus.

Les natifs américains étaient plus de 20 millions il y a des siècles, dispersés dans plus de 1 000 tribus, peuples et groupes ethniques. Ils ne représentent aujourd’hui plus que 1,5% de la population des États-Unis. La majeure partie de leur histoire a été perdue et le système éducatif n’aide pas davantage à la préserver. Toute la richesse et la complexité de la fondation des États-Unis d’Amérique est oubliée des livres d’histoire. 

Les tribus

.            Le Bureau des Affaires Indiennes dénombrait, en 2016, 566 tribus de natifs américains. Avant l’arrivée des conquistadors, il existait plus de 1000 tribus sur tout le territoire. La moitié a disparu suite aux épidémies amenées par les Européens, aux guerres et à la politique de la « Frontière ».

 

Les tribus amérindiennes : vers 1600 le long de la côte Atlantique ; vers 1800 à l'Ouest.

Les tribus amérindiennes.

Il n’existe aujourd’hui plus aucune carte d’Amérique du Nord délimitant officiellement les territoires des différentes tribus d’origine. Entre le 16e et le 19e siècle, la population des natifs américains est passée de plus de 20 millions d’individus à seulement 250 000. Aujourd’hui, seuls 2,9 millions de natifs américains vivent en Amérique du Nord, les plus grands groupes étant les Navajo, les Sioux, les Chippewa, les Apaches, les Blackfeet et les Iroquois.

Les régions

.            Les natifs américains étaient répartis dans 8 régions distinctes dans lesquelles les tribus partageaient des similarités dans leurs cultures, leurs langues, leurs religions, leurs traditions et leurs politiques : la côte du Nord-Ouest, la Californie, le Plateau, le Grand Bassin, le Sud-Ouest, les grandes Plaines, le Nord-Est et le Sud-Est.

Entre 1776 et 1887, les États-Unis se sont apprroprié plus de 1,5 milliard d’hectares de terres indigènes.

Les cultures indigènes des natifs américains.

Sur la côte du Nord-Ouest : Les natifs américains étaient cueilleurs et chasseurs en raison de l’abondance des plantes comestibles et des animaux terrestres et marins. Ils sont connus pour leurs mâts totémiques, leurs canoës pouvant faire tenir jusqu’à 50 personnes, et leurs maisons faites de planches de cèdre.

La Californie : Plus de 100 groupes de natifs américains vivaient là autrefois. Ils pêchaient, chassaient du petit gibier et ramassaient des glands, qui étaient écrasés et servis en bouillie.

Le Plateau : Les natifs américains du Plateau vivaient dans la région entre la chaîne des Cascades et les montagnes Rocheuses. Afin de se protéger du froid, beaucoup construisaient des maisons partiellement souterraines.

Le Grand Bassin : S’étendant à travers le Nevada, l’Utah et le Colorado, les natifs américains du Grand Bassin subissaient un climat froid et sec, et devaient s’adapter et travailler la terre pour se nourrir. Ils furent l’un des derniers groupes à avoir été en contact avec les Européens.

Le Sud-Ouest : Les natifs américains du Sud-Ouest construisaient des maisons faites de briques d’abobe. Nombre de ces groupes étaient des fermiers compétents qui faisaient pousser des cultures et irrigaient. Les tribus les plus connues sont les Navajo, les Apaches et les indiens pueblo.

Les Grandes Plaines : Les Indiens des Grandes Plaines étaient connus pour la chasse au bison, au buffle et à l’antilope, qui leur fournissaient une nourriture abondante. Ils constituaient un peuple nomade vivant dans des tipis et se déplaçaient constamment en suivant leurs troupeaux.

Le Nord-Est : Cultivateurs, en contact avec les émigrants européens, qu’ils ont affrontés et avec lesquels ils ont parfois coopéré.

Le Sud-Est : La majorité des groupes de natifs américains de la région étaient des fermiers compétents et généralement sédentaires. La plus grande nation de natifs américains, les Cherokee, y vivait.

Entre 1776 et 1887, les États-Unis ont saisi plus d’1,5 milliard d’hectares de terres indigènes par traité et ordre exécutif. Une carte interactive, réalisée par l’historien américain Claudio Saunt, montre comment les États-Unis ont progressivement colonisé les terres occupées par les nations indiennes.

Les langues

Carte des langues parlées par les natifs américains.

.            Avant l’arrivée des Européens, on estime que plus de 1 000 dialectes étaient parlés par les natifs. Il n’y avait pas de système d’écriture. Cependant, ces langues parlées n’étaient ni primitives ni simples. Beaucoup avaient des systèmes grammaticaux aussi complexes que ceux du russe et du latin.

Il y avait (et il y a) une diversité énorme entre ces langues. Des personnes de clans ou de nations éloignées de 150 km pourraient avoir été complètement incapables de communiquer par la parole. Des groupes voisins utilisaient souvent une forme de langue des signes afin de communiquer entre eux.

On compte aujourd’hui 296 langues indigènes en Amérique du Nord. 269 d’entre elles sont classées en 29 familles, tandis que les 28 langues restantes sont isolées ou non classifiées. La langue navajo est actuellement la plus parlée aux États-Unis, avec plus de 200 000 locuteurs dans le sud-ouest du pays.

Seules 8 langues natives aux États-Unis ont un nombre de locuteurs à la mesure d’une ville moyenne. Il s’agit des langues Navajo, Dree, Ojibwa, Cherokee, Dakota, Apache, Blackfoot et Choctaw.

Moins de 20 langues natives américaines aux États-Unis ont une probabilité de survie au-delà d’un siècle.