{"id":28477,"date":"2021-04-29T13:40:17","date_gmt":"2021-04-29T11:40:17","guid":{"rendered":"http:\/\/jumelage.org\/francais\/?p=28477"},"modified":"2022-12-02T21:35:23","modified_gmt":"2022-12-02T20:35:23","slug":"the-code-talkers","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/jumelage.org\/francais\/the-code-talkers\/","title":{"rendered":"The Code Talkers"},"content":{"rendered":"<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_82_2 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-custom ez-toc-container-direction\">\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 ' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-1'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"http:\/\/jumelage.org\/francais\/the-code-talkers\/#Les-Code-Talkers\" >Les Code Talkers<\/a><ul class='ez-toc-list-level-2' ><li class='ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"http:\/\/jumelage.org\/francais\/the-code-talkers\/#La-Premiere-Guerre-mondiale\" >La Premi\u00e8re Guerre mondiale<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"http:\/\/jumelage.org\/francais\/the-code-talkers\/#La-Seconde-Guerre-mondiale\" >La Seconde Guerre mondiale<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"http:\/\/jumelage.org\/francais\/the-code-talkers\/#Le-code-qui-aurait-pu-ne-pas-exister\" >Le code qui aurait pu ne pas exister<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"http:\/\/jumelage.org\/francais\/the-code-talkers\/#Posterite\" >Post\u00e9rit\u00e9<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-6\" href=\"http:\/\/jumelage.org\/francais\/the-code-talkers\/#John-Werito-un-Dine-Navajo-Code-Talker-de-la-WWII\" >John Werito, un Din\u00e9 (Navajo) Code Talker de la WWII.<\/a><\/li><\/ul><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<div id=\"pl-28477\"  class=\"panel-layout\" ><div id=\"pg-28477-0\"  class=\"panel-grid panel-has-style\" ><div class=\"siteorigin-panels-stretch panel-row-style panel-row-style-for-28477-0\" style=\"padding: 0px 0; \" data-stretch-type=\"full\" data-overlay=\"true\" data-overlay-color=\"#000000\" ><div id=\"pgc-28477-0-0\"  class=\"panel-grid-cell\" ><div id=\"panel-28477-0-0-0\" class=\"so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child\" data-index=\"0\" ><div style=\"text-align: left;\" data-title-color=\"#443f3f\" data-headings-color=\"#443f3f\" class=\"panel-widget-style panel-widget-style-for-28477-0-0-0\" ><div\n\t\t\t\n\t\t\tclass=\"so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base\"\n\t\t\t\n\t\t>\n<div class=\"siteorigin-widget-tinymce textwidget\">\n\t<h1 style=\"text-align: center;\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les-Code-Talkers\"><\/span><span style=\"font-size: 24px;\"><strong>Les <em>Code Talkers<\/em><\/strong><\/span><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h1>\n<pre><span style=\"font-size: 14px;\"><em>D\u2019apr\u00e8s : <\/em><em>National Archives \/ Thomas Richardson - Researchers Help - 08 mai 2017 _ <\/em><em>www.americanindianmagazine.org<\/em><em> - From Issue: Fall 2020 \/ Vol. 21 No. 3 - By William C. Meadows _ <\/em><em>https:\/\/www.cem.va.gov - American Indian Code Talkers in WWII<\/em><\/span><\/pre>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0 Pendant les deux guerres mondiales, l'arm\u00e9e am\u00e9ricaine fut contrainte de crypter les communications pour les prot\u00e9ger des services de renseignements ennemis. Les Indiens d'Am\u00e9rique avaient leurs propres langues et dialectes que peu de personnes en dehors de leurs tribus comprenaient ; leurs langues furent donc des outils de cryptage id\u00e9aux. Au cours des deux guerres, l'arm\u00e9e et le corps des Marines ont recrut\u00e9 des centaines d'Am\u00e9rindiens pour en faire des <em>Code Talkers. <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Les mythes sur les capacit\u00e9s combattantes des autochtones sont n\u00e9s \u00e0 l'\u00e9poque coloniale, lorsque les forces arm\u00e9es am\u00e9ricaines ont commenc\u00e9 \u00e0 recruter des Am\u00e9rindiens comme guides et \u00e9claireurs pour effectuer des reconnaissances. Les soldats non autochtones se firent \u00e0 l\u2019id\u00e9e que les Am\u00e9rindiens \u00e9taient des guerriers naturels, plus furtifs et dot\u00e9s d'aptitudes inn\u00e9es telles que le sens de l'orientation, l'ou\u00efe et la capacit\u00e9 de voir plus loin la nuit, car ayant grandi dans des zones rurales ils avaient l'habitude de parcourir des paysages accident\u00e9s pour chasser, pi\u00e9ger et p\u00eacher.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces st\u00e9r\u00e9otypes - que le v\u00e9t\u00e9ran du Vietnam Tom Holm (Creek\/Cherokee) appelle le <em>syndrome de l'\u00e9claireur indien<\/em> - ont perdur\u00e9 pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale et au-del\u00e0. Cette perception des autochtones a souvent conduit les commandements \u00e0 placer les Am\u00e9rindiens comme \u00e9claireurs, pointeurs et tireurs d'\u00e9lite \u2026 \u00e0 des postes dangereux. Comme on attendait des Am\u00e9rindiens qu'ils poss\u00e8dent ces capacit\u00e9s, ils se sont souvent port\u00e9s volontaires pour certaines des missions les plus dangereuses afin de r\u00e9pondre aux attentes des militaires, d\u2019honorer leur h\u00e9ritage militaire tribal et de renforcer leur propre confiance en eux. C\u2019est ainsi qu\u2019un pourcentage \u00e9lev\u00e9 de soldats indig\u00e8nes furent bless\u00e9s et tu\u00e9s au combat.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Les \u00c9tats-Unis ont connu une guerre \u00e0 chaque g\u00e9n\u00e9ration depuis leur ind\u00e9pendance, et les guerriers choctaws ont toujours combattu aux c\u00f4t\u00e9s des soldats am\u00e9ricains. La proph\u00e9tie de Pushmataha, un chef choctaw d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1827, selon laquelle le <em>cri de guerre<\/em> choctaw serait entendu dans de nombreux pays \u00e9trangers, s'est r\u00e9alis\u00e9e. Les membres de la tribu se sont port\u00e9s volontaires pour servir lors de la guerre hispano-am\u00e9ricaine en 1898, de la premi\u00e8re guerre mondiale en 1917, de la deuxi\u00e8me guerre mondiale en 1941 et dans les guerres du monde entier depuis 1945.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Faisant partie des \"cinq tribus civilis\u00e9es\" du sud-est des \u00c9tats-Unis, les Choctaws cultivaient traditionnellement le ma\u00efs, les haricots et les citrouilles, tout en pratiquant la chasse, la p\u00eache et la cueillette de plantes sauvages. Malgr\u00e9 qu\u2019ils se soient alli\u00e9s aux \u00c9tats-Unis pendant la guerre contre les Anglais de 1812, comme d\u2019autres Am\u00e9rindiens, ils ont \u00e9t\u00e9 contraints par la suite de c\u00e9der des millions d'hectares de terres au gouvernement. Apr\u00e8s l'adoption de l'<em>Indian Removal Act<\/em> en 1830, la plupart des membres de la tribu ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9s vers l'actuel Oklahoma au cours d'une s\u00e9rie de transferts qui ont fait environ 2.500 morts. Un chef choctaw a d\u00e9crit ces d\u00e9placements d'Indiens \u00e0 l'ouest du Mississippi, la \"piste des larmes\" (<em>trail of tears<\/em>).<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"La-Premiere-Guerre-mondiale\"><\/span><span style=\"font-size: 20px;\"><strong>La Premi\u00e8re Guerre mondiale<\/strong><\/span><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0 Lorsque les \u00c9tats-Unis sont entr\u00e9s dans la Premi\u00e8re Guerre mondiale en avril 1917, ils n'avaient pas encore accord\u00e9 la citoyennet\u00e9 \u00e0 tous les Am\u00e9rindiens. N\u00e9anmoins, plusieurs milliers d'Am\u00e9rindiens s'engag\u00e8rent dans les forces arm\u00e9es pour combattre les puissances centrales. Pr\u00e8s de 1.000 d'entre eux, repr\u00e9sentant quelque 26 tribus, ont rejoint la seule 36e division, compos\u00e9e d'hommes originaires du Texas et de l'Oklahoma.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0 Apr\u00e8s avoir re\u00e7u un entra\u00eenement au Camp Bowie pr\u00e8s de Fort Worth (Texas), la 36e Division fut transf\u00e9r\u00e9e en France entre juin et la mi-ao\u00fbt 1918, et positionn\u00e9e, au sein du 142e r\u00e9giment d'infanterie, sur le front occidental le 06 octobre 1918. \u00c0 ce moment-l\u00e0, l'issue du conflit est encore incertaine. Mais la contribution de ce r\u00e9giment va s\u2019av\u00e9rer rapidement essentielle dans l\u2019offensive majeure de la campagne Meuse-Argonne.<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14px;\"><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-28479 aligncenter\" src=\"http:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-01.jpg\" alt=\"\" width=\"658\" height=\"334\" srcset=\"https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-01.jpg 658w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-01-230x117.jpg 230w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-01-350x178.jpg 350w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-01-480x244.jpg 480w\" sizes=\"(max-width: 658px) 100vw, 658px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 14px;\"><em>A Camp Bowie, Texas<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Quatre ans apr\u00e8s le d\u00e9but de la Premi\u00e8re Guerre mondiale, l'arm\u00e9e allemande continue de contrecarrer les man\u0153uvres des Alli\u00e9s en surveillant leurs communications et en d\u00e9chiffrant leurs messages cod\u00e9s. La s\u00e9curisation des lignes de communication est vitale, pour \u00e9viter que l'ennemi rapidement d\u00e9joue les attaques imminentes, les situations logistiques, et contrecarre ses adversaires. Non seulement l\u2019ennemi interceptait fr\u00e9quemment la presque totalit\u00e9 des communications, ce qui entravait les plans tactiques et les mouvements de troupes, mais encore capturait un sur quatre des messagers. \u00c0 l'automne 1918, les strat\u00e8ges militaires am\u00e9ricains furent contraints de trouver un moyen de communication rapide et s\u00fbr. La r\u00e9ponse ne vint pas des nouvelles technologies mais de la culture am\u00e9rindienne, les langues parl\u00e9es par les Indiens d'Am\u00e9rique que les Marines allaient plus tard surnommer les \"codeurs\".<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 La comp\u00e9tence particuli\u00e8re des autochtones, qui est devenue remarquable et fondamentale pour les forces arm\u00e9es am\u00e9ricaines, est leur capacit\u00e9 \u00e0 exploiter leurs langues. L'id\u00e9e d'utiliser ces langages comme un \"code\" qui d\u00e9concerterait les Allemands a \u00e9t\u00e9 imagin\u00e9e lorsque les commandants ont entendu leurs soldats autochtones parler entre eux sur le terrain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 La premi\u00e8re intervention document\u00e9e des Am\u00e9rindiens en tant que \u00ab\u00a0locuteurs de code\u00a0\u00bb est celle des indiens de la <em>Eastern Band Cherokee<\/em> de Caroline du Nord, pendant l'offensive de la Somme (29 septembre - 11 novembre 1918). Le lieutenant John W. Stanley, qui avait quinze ans d'exp\u00e9rience en tant qu'op\u00e9rateur t\u00e9l\u00e9graphique peinait de voir que les messages cod\u00e9s envoy\u00e9s en anglais \u00e9taient intercept\u00e9s tr\u00e8s rapidement par les Allemands, qui prenaient ainsi des contre-mesures aussit\u00f4t les messages envoy\u00e9s. Du 08 octobre \u00e0 novembre, Stanley pla\u00e7a un indien cherokee \u00ab\u00a0intelligent\u00a0(!) \u00bb \u00e0 chaque poste t\u00e9l\u00e9phonique pour transmettre les messages tout simplement dans sa langue maternelle. Les interceptions cess\u00e8rent aussit\u00f4t.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les indiens choctaws sont le groupe le mieux document\u00e9 de \u00ab\u00a0locuteurs de code\u00a0\u00bb de la Premi\u00e8re Guerre mondiale. Ceux-ci servant en France en 1918 parlaient r\u00e9guli\u00e8rement dans leur langue maternelle au sein de leur groupe. Le colonel A.W. Bloor, du 142e r\u00e9giment d'infanterie, entendit au hasard une conversation et r\u00e9alisa que les Allemands auraient beaucoup de mal \u00e0 d\u00e9chiffrer les messages s'ils \u00e9taient cod\u00e9s en choctaw. Les langues am\u00e9rindiennes ont de plus la particularit\u00e9 de n\u2019\u00eatre g\u00e9n\u00e9ralement pas \u00e9crites et de surcro\u00eet quasi totalement inconnues des Europ\u00e9ens. Le colonel Bloor d\u00e9cida donc d'utiliser ces soldats choctaws pour d\u00e9velopper un code militaire utilisant leurs dialectes sp\u00e9cifiques. Un obstacle \u00e0 cette d\u00e9marche fut cependant que la plupart du vocabulaire militaire am\u00e9ricain n'avait pas de mot correspondant dans les dialectes choctaws. Cela les obligea \u00e0 improviser une vingtaine de mots en rapport avec ceux des messages. Le colonel Bloor a d\u00e9crit ce processus dans un rapport adress\u00e9 au quartier g\u00e9n\u00e9ral de son sup\u00e9rieur :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\"Il s'est av\u00e9r\u00e9 que le vocabulaire militaire des Indiens \u00e9tait insuffisant. Ainsi, le mot indien pour \"gros canon\" fut utilis\u00e9 pour d\u00e9signer l'artillerie. \"Little gun shoot fast\" fut substitu\u00e9 \u00e0 \"mitrailleuse\", et les bataillons furent d\u00e9sign\u00e9s par \"un, deux, trois grains de ma\u00efs\".<\/em><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-28480 aligncenter\" src=\"http:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-02.jpg\" alt=\"\" width=\"658\" height=\"865\" srcset=\"https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-02.jpg 658w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-02-230x302.jpg 230w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-02-350x460.jpg 350w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-02-480x631.jpg 480w\" sizes=\"(max-width: 658px) 100vw, 658px\" \/><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14px;\"><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-28481 aligncenter\" src=\"http:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-03.jpg\" alt=\"\" width=\"661\" height=\"849\" srcset=\"https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-03.jpg 661w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-03-230x295.jpg 230w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-03-350x450.jpg 350w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-03-480x617.jpg 480w\" sizes=\"(max-width: 661px) 100vw, 661px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 14px;\"><em>Lettre du commandant du 142e r\u00e9giment d'infanterie au g\u00e9n\u00e9ral commandant la 36e division, indiquant comment les messages \u00e9taient transmis pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale en choctaw, pour que l'ennemi ne puisse pas les d\u00e9chiffrer, 01\/23\/1919 - Identifiant des Archives nationales : 301642<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Les chefs du 142<sup>e<\/sup> r\u00e9giment se sont ainsi naturellement tourn\u00e9s vers les soldats am\u00e9rindiens du r\u00e9giment pour parer cette faiblesse \u00ab\u00a0linguistique\u00a0\u00bb. En tant que tactique impromptue et non planifi\u00e9e, aucun programme des Forces arm\u00e9es n'existait pour leur utilisation en 1918. Un \u00ab\u00a0Choctaw Telephone Squad\u00a0\u00bb fut constitu\u00e9 parmi les \"<em>Doughboys<\/em>\", dirig\u00e9 par le lieutenant Templeton Black (cheyenne) du 142<sup>e<\/sup> r\u00e9giment, avec 18 hommes choctaws et trois sous-officiers pour s\u2019entra\u00eener \u00e0 transmettre des messages cod\u00e9s et structurer un syst\u00e8me de communication. Apr\u00e8s des p\u00e9riodes de formation pour d\u00e9velopper un code am\u00e9rindien standardis\u00e9, celui-ci a \u00e9t\u00e9 rapidement mis en \u0153uvre par ces indiens choctaws de la 36e division, qui, d\u00e8s le 26 octobre 1918, furent ainsi parmi les premiers v\u00e9ritables code talkers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0 Les d\u00e9crypteurs allemands, habitu\u00e9s \u00e0 d\u00e9chiffrer rapidement les messages am\u00e9ricains, furent tr\u00e8s vite d\u00e9concert\u00e9s par l'utilisation innovante des dialectes choctaws. L'impact fut imm\u00e9diat, comme le d\u00e9montrent les succ\u00e8s des soldats cherokees de la 30e division \u00e0 Montbrehein et des choctaws et cherokees de la 36e division \u00e0 Forest Ferme. \u00c0 la fin de la guerre, les Am\u00e9rindiens d'au moins cinq autres tribus avaient \u00e9galement utilis\u00e9 leur langue maternelle pour transmettre des messages, bien que, contrairement aux choctaws, ils ne soient pas connus pour avoir invent\u00e9 un vocabulaire intentionnellement cod\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le succ\u00e8s des assauts successifs de l'AEF (American Expeditionary Force) semble confirmer que les Allemands ne pouvaient pas comprendre les nouveaux codeurs am\u00e9rindiens. Des soldats allemands captur\u00e9s d\u00e9clar\u00e8rent plus tard que l'utilisation des langues am\u00e9rindiennes les avait compl\u00e8tement d\u00e9sorient\u00e9s et qu'ils ne pouvaient en tirer aucune information utile.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le colonel Bloor a aussit\u00f4t constat\u00e9 des r\u00e9sultats\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Dans les 24 heures qui suivirent l\u2019utilisation des code talkers, le cours de la bataille changea. En moins de 72 heures, les Allemands battaient en retraite. Les r\u00e9sultats seront suffisants pour encourager un programme de formation pour les futurs code talkers, initiative inutile avec la fin de la guerre quelques semaines plus tard. Mais les Choctaw, les premiers code talkers, avaient \u00e9tabli la norme que tous les autres code talkers suivraient\u00a0<\/em>\u00bb.<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14px;\"><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-28482 aligncenter\" src=\"http:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-04.jpg\" alt=\"\" width=\"660\" height=\"578\" srcset=\"https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-04.jpg 660w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-04-230x201.jpg 230w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-04-350x307.jpg 350w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-04-480x420.jpg 480w\" sizes=\"(max-width: 660px) 100vw, 660px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 14px;\"><em>Les soldats choctaws tels que ceux-ci furent parmi les premiers \u00e0 parler en code pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale. Cette \u00e9quipe de t\u00e9l\u00e9phonistes (photographi\u00e9e \u00e0 Camp Merritt, dans le New Jersey, le 7 juin 1919) venait de rentrer du combat. <\/em><em>- Mathers Museum of World Cultures, Indiana University.<\/em><\/span><\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"La-Seconde-Guerre-mondiale\"><\/span><span style=\"font-size: 20px;\"><strong>La Seconde Guerre mondiale<\/strong><\/span><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L\u2019utilisation de locuteurs autochtones pour la conclusion de la Premi\u00e8re Guerre mondiale a \u00e9t\u00e9 un pr\u00e9c\u00e9dent qui a \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9 pendant la Seconde Guerre mondiale. Se souvenant du succ\u00e8s des c<em>ode talkers<\/em> choctaws de la Grande guerre, l'arm\u00e9e am\u00e9ricaine a \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re \u00e0 recruter des locuteurs de code en Oklahoma d\u00e8s 1940. Puis \u00e0 partir de Pearl Harbor (07 d\u00e9c.1941), les Marines et la marine am\u00e9ricaine, ont eux aussi engag\u00e9 de nouvelles recrues. Un total de 20 nations autochtones ont fourni des <em>talkers<\/em>, dont les Navajo, Hopi, puis Kiowa, Creek, Seminole, Comanche, Lakota, Yankton Sioux, Cherokee, Cheyenne, Osage, Ho-Chunk (Winnebago), Chippewa, Oneida, Meskwaki, \u2026 Environ 534 am\u00e9rindiens ont \u00e9t\u00e9 form\u00e9s \u00e0 crypter des messages dans leurs langues respectives.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce n\u2019est donc que pendant la Seconde Guerre mondiale que l\u2019arm\u00e9e am\u00e9ricaine a d\u00e9velopp\u00e9 une politique sp\u00e9cifique pour recruter et former des <em>Code Talkers<\/em> (sp\u00e9cialit\u00e9 militaire 642) am\u00e9rindiens. Le v\u00e9t\u00e9ran Philip Johnston, qui a grandi dans la r\u00e9serve navajo, a recommand\u00e9 au Corps des Marines des \u00c9tats-Unis (USMC) de recruter des navajos pour les besoins de la communication militaire. Johnston a organis\u00e9 une d\u00e9monstration au cours de laquelle plusieurs navajos ont envoy\u00e9 des messages dans leur langue maternelle. Les dirigeants de l'USMC ont imm\u00e9diatement recrut\u00e9 29 navajos.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 La formation de base, pour \u00e9laborer un code et un dictionnaire de mots permettant de transmettre des d\u00e9p\u00eaches strat\u00e9giques a exig\u00e9 de ces hommes de d\u00e9velopper et assimiler un code militaire unique en utilisant leur langage essentiellement non \u00e9crit. Ils furent plac\u00e9s pour cela au secret dans une\u00a0\u00ab\u00a0\u00e9cole\u00a0\u00bb, gard\u00e9e jusqu'\u00e0 l\u2019ach\u00e8vement de la t\u00e2che. La premi\u00e8re classe de 29 locuteurs de code navajos de l\u2019US Navy a termin\u00e9 sa formation en 1942. Les hopis seront form\u00e9s et op\u00e9rationnels en 1943, suivis par une succession de conscrits et de recrues, plus de 400 navajos et membres d\u2019autres tribus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Les soldats am\u00e9rindiens ont d\u00e9velopp\u00e9 deux types de <em>Native American Code Talking (NACT)<\/em>. Institu\u00e9 d'abord par les choctaws pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale, le <em>NACT de type 1<\/em> contenait du vocabulaire cod\u00e9, des collections de mots ou de phrases qui \u00e9taient assign\u00e9s, dans leurs langues, \u00e0 des sujets militaires. Certains groupes NACT de type 1 comme les comanches et navajos ont d\u00e9velopp\u00e9 des syst\u00e8mes d'alphabet, en utilisant la premi\u00e8re lettre de mots anglais traduits en langage tribal pour \u00ab construire \u00bb les noms d'individus et de lieux. Par exemple, la traduction des mots \"poire fourmi pluie glace serpent\" en comanche pourrait \u00eatre combin\u00e9e pour exprimer <em>Paris<\/em>. Alors que les comanches utilisaient un syst\u00e8me ouvert avec n'importe quel mot qui se traduisait par la lettre d\u00e9sir\u00e9e, les navajos ont d\u00e9velopp\u00e9 un vocabulaire de 26 termes permettant d\u2019\u00e9peler les mots, tel que \u00abwol-la-chee\u00bb (fourmi, <em>ant<\/em> en anglais) pour la lettre A, \u00abchut\u00bb (ours, <em>bear<\/em>) pour B , \u00abmoasi\u00bb (chat, <em>cat<\/em>) pour C et ainsi de suite. Plus tard, ils d\u00e9velopperont trois mots interchangeables pour chaque lettre anglaise. Autant de diff\u00e9rents syst\u00e8mes pour \u00e9viter les r\u00e9p\u00e9titions rendant ainsi la fracture du code plus difficile et tr\u00e8s peu probable.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le NACT de type 2 utilisait simplement les langues tribales existantes et consistait en une s\u00e9rie de mots qui pouvaient \u00eatre directement traduits de l'anglais. Pour le th\u00e9\u00e2tre du Pacifique, quand les mots et noms militaires n'existaient pas dans les langues tribales, les navajos ont d\u00e9velopp\u00e9 le code le plus complexe, avec plus de 700 termes (par exemple <em>besh-lo,<\/em> qui se traduit par \"poisson de fer\" pour d\u00e9signer le \"sous-marin\"), contre environ 250 termes par les comanches. De nombreux termes \u00e9taient bas\u00e9s sur des \u00e9l\u00e9ments du quotidien des communaut\u00e9s tribales, tels que des animaux, de la nourriture, des objets mat\u00e9riels et des descriptions.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parmi les termes cod\u00e9s, citons les termes comanches pour d\u00e9signer un <em>char <\/em>(\"wakaree'e\" ou \"tortue\") et un <em>central t\u00e9l\u00e9phonique<\/em> (\"puhihwi tekwapu kahni\" ou \"maison m\u00e9tallique parlante\") ; les termes hopis pour d\u00e9signer un <em>navire<\/em> (\"pa-a-ki-hu\" ou \"maisons sur l'eau\") et le <em>fusil M-1<\/em> (\"bouche et un\") ; et le terme navajo pour d\u00e9signer une <em>grenade <\/em>(\"ni-ma-si\" ou \"pommes de terre\"). Les comanches avaient m\u00eame un nom de code pour <em>Adolf Hitler<\/em> : \"Po'sa taiboo'\" (homme blanc fou). Une \u00e9dition de 1941 de la revue <em>The Masterkey<\/em> rapporte que l'une des tribus du groupe des Chippewas et des Oneidas a d\u00e9velopp\u00e9 des termes bas\u00e9s sur les couleurs des cordons de chapeaux militaires et d'autres insignes, le mot tribal pour \"bleu\" signifiant l'<em>infanterie<\/em>, \"jaune\" la <em>cavalerie<\/em> et \"rouge\" l'<em>artillerie<\/em>. Les hopis, les meskwaki et les cree canadiens avaient \u00e9galement des termes de code sp\u00e9cialement con\u00e7us, mais leur nombre est inconnu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span> \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Les codeurs ne se contentaient donc pas d\u2019un langage simple en navajo, et jouaient de plus avec la phon\u00e9tique tout en incorporant d'autres adaptations du vocabulaire pour r\u00e9pondre aux besoins de la guerre moderne. Ainsi, toute personne cherchant \u00e0 intercepter les messages devait conna\u00eetre \u00e0 la fois la langue tribale et les diff\u00e9rents codes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les deux types de code \u00e9taient performants, car d\u2019une part, support\u00e9s par des langues inconnues de l'ennemi et, d\u2019autre part non bas\u00e9s sur des processus math\u00e9matiques comme on en trouve dans la plupart des syst\u00e8mes de codage et de chiffrement. L\u2019ennemi n'avait donc aucune r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 quoi les comparer. \"<em>M\u00eame les autres membres de la tribu ne comprenaient pas ce que signifiait ce vocabulaire cod\u00e9<\/em>\", a d\u00e9clar\u00e9 Meadows. En plus de la poign\u00e9e de langues am\u00e9rindiennes intentionnellement cod\u00e9es employ\u00e9es par les Alli\u00e9s, ils en ont utilis\u00e9 deux douzaines d'autres sur une base plus ad hoc. L'ennemi est suppos\u00e9 n\u2019avoir d\u00e9chiffr\u00e9 aucun message cod\u00e9 au cours des deux guerres mondiales.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Longtemps apr\u00e8s la guerre, pour le minist\u00e8re des Anciens Combattants, le codeur navajo (<em>Din\u00e9<\/em>) Peter MacDonald Sr. a illustr\u00e9 un \u00e9chantillon r\u00e9el du code navajo\u00a0:<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14px;\"><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-28483 aligncenter\" src=\"http:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-05.jpg\" alt=\"\" width=\"661\" height=\"291\" srcset=\"https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-05.jpg 661w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-05-230x101.jpg 230w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-05-350x154.jpg 350w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-05-480x211.jpg 480w\" sizes=\"(max-width: 661px) 100vw, 661px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 14px;\"><em>Un exemple r\u00e9el (utilis\u00e9 \u00e0 Iwo Jima) de code \u00ab\u00a0incassable\u00a0\u00bb.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span> \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L'un des avantages de l'utilisation de ces codes d\u00e9riv\u00e9s de la langue tribale \u00e9tait que les messages pouvaient \u00eatre envoy\u00e9s plus rapidement, souvent en une \u00e0 deux minutes, par rapport aux m\u00e9thodes de cryptage existantes n\u00e9cessitant jusqu'\u00e0 quatre heures pour cr\u00e9er, communiquer et d\u00e9coder. Gr\u00e2ce \u00e0 la rapidit\u00e9 de leurs communications, les codeurs \u00e9taient particuli\u00e8rement importants pour relayer les informations et transmettre les ordres qui n\u00e9cessitaient une mise en \u0153uvre ou une r\u00e9ponse imm\u00e9diate, tels que le mouvement des troupes, la r\u00e9sistance ennemie, l'\u00e9vacuation des bless\u00e9s et le pointage de l'artillerie, des munitions, etc\u2026. \"<em>C'est dans ces positions d\u00e9fensives que le code a surtout \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9<\/em>\", a d\u00e9clar\u00e9 Forrest Kassanavoid, un locuteur de code comanche. \"<em>Toutes les informations critiques, top secr\u00e8tes, ont \u00e9t\u00e9 transmises en comanche<\/em>. \"<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Rapides, les messages NACT \u00e9taient donc g\u00e9n\u00e9ralement brefs - souvent moins de trois lignes \u2013 ce qui en outre \u00e9vitait de provoquer des congestions radio, d'attirer l'attention de l'ennemi, de fournir des r\u00e9p\u00e9titions ou de donner \u00e0 l'ennemi une quantit\u00e9 importante de donn\u00e9es \u00e0 analyser pour casser les codes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Les <em>code talkers<\/em> servirent en Europe (notamment pour le d\u00e9barquement en Normandie) et en Afrique du Nord, mais surtout sur le th\u00e9\u00e2tre du Pacifique o\u00f9 l\u2019US Marine Corps a utilis\u00e9 420 Navajos. La plupart des locuteurs de code \u00e9taient affect\u00e9s par paire \u00e0 une unit\u00e9 militaire. Pendant la bataille, l\u2019un faisait fonctionner la radio portative \u00e9mettrice tandis que l\u2019autre relayait et recevait les messages dans la langue tribale pour les traduire en anglais. Leur travail \u00e9tait extr\u00eamement dangereux, en particulier dans le Pacifique, car les soldats japonais ciblaient d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment les officiers, les m\u00e9decins et les radio-men. Les locuteurs de code devaient ainsi continuellement se d\u00e9placer pendant qu'ils transmettaient leurs messages.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Avec le langage navajo, le corps des Marines des \u00c9tats-Unis poss\u00e9dait donc un code extraordinaire et incassable pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1943 et 1944, les repr\u00e9sentants de l'arm\u00e9e am\u00e9ricaine, de la marine et du corps des marines envisageaient d'augmenter le nombre d\u2019Am\u00e9rindiens locuteurs de code. Cependant, les commandements sont devenus de plus en plus sceptiques quant \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 de leurs messages au fur et \u00e0 mesure que ceux-ci prenaient de l\u2019ampleur, et ont d\u00e9cid\u00e9 de ne pas d\u00e9ployer davantage leur usage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Malgr\u00e9 ces doutes, beaucoup d\u2019unit\u00e9s des forces arm\u00e9es et de l'arm\u00e9e de l'air dispos\u00e8rent de petits groupes de locuteurs autochtones. Dans le Pacifique, sept soldats lakotas de la <em>302nd Reconnaissance Troop <\/em>devinrent connus sous le nom des <em>MacArthur's Boys<\/em>, tandis que le <em>5th Bomb Command<\/em> de la 5th Army Air Force disposait d'un r\u00e9seau radio de 15 am\u00e9rindiens qui envoyaient des communications radio en acoma-laguna, apache, arow, hopi, lakota et autres langues tribales. Dans le Pacifique, les navajos, le plus grand groupe de locuteurs de code, ont servi dans toutes les grandes campagnes, de la bataille de Guadalcanal dans les \u00eeles Salomon (ao\u00fbt 1942 \u00e0 f\u00e9vrier 1943) \u00e0 celles de l\u2019\u00eele volcanique inconnue d\u2019Iwo Jima (f\u00e9v-mar 1945) et d'Okinawa (avril \u00e0 juin 1945).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Strat\u00e9giquement, le code \u00e9tait tr\u00e8s efficace. Les Japonais ne l'ont jamais d\u00e9chiffr\u00e9. Les navajos non codeurs ne le comprenaient pas. Pour ne citer qu'un exemple de son succ\u00e8s, au cours des deux premiers jours de la bataille d'Iwo Jima, 6 <em>code talkers<\/em> ont correctement transmis et re\u00e7u plus de 800 messages. Plus tard, l'officier des transmissions de la 5e division des Marines, le major Howard Connor, a d\u00e9clar\u00e9 : \"<em>Sans les navajos, les Marines n'auraient jamais pris Iwo Jima<\/em>\". (plus de 200 op\u00e9rations massives ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es lors de l'assaut sur Iwo Jima, sans r\u00e9v\u00e9ler la moindre information \u00e0 l'ennemi).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0 Le travail de centaines de locuteurs de code fut donc essentiel \u00e0 la victoire des Alli\u00e9s pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le Pacifique et en Europe, en particulier pour le d\u00e9barquement en Normandie, \u00e0 Utah Beach le 06 juin 1944, et ses suites.<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14px;\"><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-28484 aligncenter\" src=\"http:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-06.jpg\" alt=\"\" width=\"660\" height=\"520\" srcset=\"https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-06.jpg 660w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-06-230x181.jpg 230w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-06-350x276.jpg 350w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-06-480x378.jpg 480w\" sizes=\"(max-width: 660px) 100vw, 660px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 14px;\"><em>Les cousins Preston (\u00e0 gauche) et Frank (\u00e0 droite) Toledo stationn\u00e9s avec les 11e Marines en Australie, 1943 - Archives du Corps des Marines. <\/em><em>Local ID: 127-MN-57875, NAID: 100378007<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14px;\"><em> <img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-28485 aligncenter\" src=\"http:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-07.jpg\" alt=\"\" width=\"657\" height=\"517\" srcset=\"https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-07.jpg 657w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-07-230x181.jpg 230w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-07-350x275.jpg 350w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-07-480x378.jpg 480w\" sizes=\"(max-width: 657px) 100vw, 657px\" \/><\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 14px;\"><em>\u201cMarine Indian Uses Walky-Talky,\u201d Local ID: 127-MN-064081, NAID: 100378135<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14px;\"><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-28486 aligncenter\" src=\"http:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-08.jpg\" alt=\"\" width=\"658\" height=\"530\" srcset=\"https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-08.jpg 658w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-08-230x185.jpg 230w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-08-350x282.jpg 350w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-08-480x387.jpg 480w\" sizes=\"(max-width: 658px) 100vw, 658px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 14px;\"><em>Les codeurs navajos, le caporal Henry Bahe Jr (\u00e0 gauche) et le soldat de premi\u00e8re classe George H. Kirk, ont contribu\u00e9 \u00e0 d\u00e9jouer les forces japonaises pendant la Seconde Guerre mondiale. Ici, ils \u00e9mettent sur une radio portable \u00e0 Bougainville, dans le Pacifique Sud, en d\u00e9cembre 1943.<\/em> <em>National Archives Identifier : 593415, Photo n\u00b0 127-MN-69889-B<\/em><\/span><\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Le-code-qui-aurait-pu-ne-pas-exister\"><\/span><span style=\"font-size: 20px;\"><strong>Le code qui aurait pu ne pas exister<\/strong><\/span><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span> \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L'une des plus grandes ironies concernant les codeurs autochtones des deux guerres mondiales est que nombre d'entre eux ont fr\u00e9quent\u00e9 les pensionnats du Bureau of Indian Affairs ou religieux, dont la finalit\u00e9 \u00e9tait de les assimiler \u00e0 la culture am\u00e9ricaine dominante en \u00e9radiquant leurs langues et leurs cultures. Si les \u00e9coles variaient consid\u00e9rablement quant \u00e0 leurs efforts pour \u00e9radiquer la culture indienne, elles n'autorisaient g\u00e9n\u00e9ralement aucune pratique culturelle, ni l'utilisation d'une langue tribale, usage passible de punition.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourtant, beaucoup \u00e9taient d\u00e9termin\u00e9s \u00e0 conserver leurs langues tribales, continuant \u00e0 les parler \u00e0 la maison ou discr\u00e8tement avec d'autres \u00e9l\u00e8ves. Farina King (<em>Din\u00e9<\/em>) a racont\u00e9 comment son oncle, Albert Smith, sp\u00e9cialiste du code navajo, parlait en navajo \u00e0 des pierres, des b\u00e2tons et d'autres objets \u00e0 l'ext\u00e9rieur de son pensionnat pour conserver sa langue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\"<em>\u00c0 l'\u00e9poque, il nous \u00e9tait strictement interdit de parler comanche. Sinon nous \u00e9tions s\u00e9v\u00e8rement punis ... on nous donnait des coups de pagaie ou on nous for\u00e7ait \u00e0 cirer les sols<\/em>\", a racont\u00e9 Charles Chibitty \u00e0 propos de sa langue tribale. \"<em>Alors quand on les voyait arriver, on cessait de parler indien\u00a0; on se taisait. Ils ont toujours essay\u00e9 de faire de nous des petits gar\u00e7ons blancs... mais \u00e7a n'a jamais vraiment march\u00e9<\/em>\", a-t-il ajout\u00e9. \"<em>Mais quand Hitler devint dangereux, alors ils ont cherch\u00e9 les Indiens, et ils sont revenus vers nous et nous ont demand\u00e9 d'utiliser notre langue pour cette unit\u00e9 sp\u00e9ciale, pour envoyer des messages<\/em>.\"<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malgr\u00e9 les efforts des pensionnats pour \u00e9liminer les langues am\u00e9rindiennes, leur mode de vie et leur \u00e9ducation naturelle pr\u00e9disposaient les \u00e9l\u00e8ves am\u00e9rindiens au service militaire. \"<em>Nous devions d\u00e9filer partout o\u00f9 nous allions<\/em>\", raconte Kassanavoid. \"<em>Nous portions pratiquement tous le m\u00eame type de v\u00eatements [uniforme] lorsque nous \u00e9tions l\u00e0-bas<\/em>. ... <em>ce qui nous a donn\u00e9 une bonne pr\u00e9paration pour l'arm\u00e9e.<\/em>\"<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Posterite\"><\/span><span style=\"font-size: 20px;\"><strong>Post\u00e9rit\u00e9<\/strong><\/span><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 En raison du caract\u00e8re secret des op\u00e9rations, le corps des Marines n'a pas beaucoup photographi\u00e9 ou film\u00e9 les <em>code talkers<\/em> en action. Une exception importante est la s\u00e9rie \"Photographs of <span style=\"color: #000000;\">Navajo Indian Code-Talkers in the U.S. Marine Corps, 1943 - 1948\", qui contient 25 photographies de codeurs, dont beaucoup sont identifi\u00e9s par leur nom.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span> Malgr\u00e9 (ou \u00e0 cause de) leurs contributions h\u00e9ro\u00efques pendant les guerres, les <em>code talkers<\/em> am\u00e9rindiens ont d\u00fb garder leur outil de travail secret, avec interdiction d\u2019en parler m\u00eame aux membres de leurs familles. Les codes qu'ils ont d\u00e9velopp\u00e9s sont rest\u00e9s intacts, l'arm\u00e9e am\u00e9ricaine ayant voulu garder le programme classifi\u00e9 au cas o\u00f9 les locuteurs de code seraient \u00e0 nouveau n\u00e9cessaires dans les guerres futures.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Bien que plusieurs cherokees aient servi dans la 36<sup>e <\/sup>division en France, aucun d\u2019eux n\u2019a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9 pour la post\u00e9rit\u00e9. Malgr\u00e9 leurs succ\u00e8s en France, et de nombreux articles de presse qui par la suite ont fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019utilisation du langage choctaw comme un \u00abcode\u00bb dans la guerre, les codeurs choctaws ont eux aussi \u00e9t\u00e9 oubli\u00e9s apr\u00e8s la guerre. Il est vrai que l'importance des codeurs navajos pendant la Seconde Guerre mondiale a \u00e9clips\u00e9 les services ant\u00e9rieurs des choctaws en mati\u00e8re de codage de messages militaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Les services de s\u00e9curit\u00e9 militaire ont dissimul\u00e9 la remarquable contribution des <em>code talkers<\/em> jusqu'en 1968, lorsque les archives militaires ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9classifi\u00e9es. Avec la divulgation de l\u2019ampleur de ce service, la reconnaissance nationale s\u2019est progressivement manifest\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1981, l'\u00e9mission<em> Real People<\/em> de la NBC a diffus\u00e9 une br\u00e8ve \u00e9mission sur les codeurs qui a motiv\u00e9 plus de 17.000 Am\u00e9ricains \u00e0 \u00e9crire \u00e0 leur pr\u00e9sident pour demander une forme de reconnaissance pour les codeurs. Donnant suite, le pr\u00e9sident Ronald Reagan a d\u00e9livr\u00e9 un certificat de reconnaissance aux codeurs et a proclam\u00e9 le 14 ao\u00fbt 1982 \u00ab\u00a0<em>Navajo Code talkers Day<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14px;\"><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-28487 aligncenter\" src=\"http:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-09.jpg\" alt=\"\" width=\"655\" height=\"290\" srcset=\"https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-09.jpg 655w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-09-230x102.jpg 230w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-09-350x155.jpg 350w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-09-480x213.jpg 480w\" sizes=\"(max-width: 655px) 100vw, 655px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 14px;\"><em>Pr\u00e9sident, Bureau du : Presidential Briefing Papers : Records, 1981-1989, 02\/11\/1982 (case file 059220) (2)<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans les ann\u00e9es 1980, les codeurs ont re\u00e7u des honneurs posthumes de la part de la Nation Choctaw et de la France pour leurs contributions.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis lors, les codeurs ont toutefois eu diverses reconnaissances de la part du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral, \u2026 bien souvent rest\u00e9es confidentielles. Une r\u00e9ception des <em>code talkers<\/em> lors de l'inauguration d'une exposition au mus\u00e9e du Pentagone a fait l\u2019objet d\u2019un enregistrement. La vid\u00e9o n\u2019est pas dat\u00e9e pr\u00e9cis\u00e9ment (probablement 1992), mais la r\u00e9ception a eu lieu pendant le mandat de Colin Powell en tant que chef d'\u00e9tat-major interarm\u00e9es (1er octobre 1989 - 30 septembre 1993). La c\u00e9r\u00e9monie comprend l'hymne national chant\u00e9 en navajo ainsi que des interventions du pr\u00e9sident de la Nation Navajo, Peterson Zah, et du s\u00e9nateur John McCain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce n\u2019est qu\u2019en juillet 2001 que le pr\u00e9sident George W. Bush a d\u00e9cern\u00e9 la m\u00e9daille d'or du Congr\u00e8s aux 29 premiers <em>code talkers<\/em> navajos. En novembre de la m\u00eame ann\u00e9e, 225 autres <em>code talkers<\/em> ont re\u00e7u la m\u00e9daille d'argent du Congr\u00e8s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En septembre 2008, le pr\u00e9sident George Bush a sign\u00e9 le <em>Code talkers Recognition Act <\/em>qui a d\u00e9cern\u00e9 \u00e0 titre posthume \u00e0 chaque codeur, au fur et \u00e0 mesure de son identification, une m\u00e9daille du Congr\u00e8s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette m\u00eame ann\u00e9e, la Nation Navajo a \u00e9rig\u00e9 un m\u00e9morial aux <em>code talkers<\/em> dans sa capitale, Window Rock (Arizona).<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-28488 aligncenter\" src=\"http:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-10.jpg\" alt=\"\" width=\"661\" height=\"496\" srcset=\"https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-10.jpg 661w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-10-230x173.jpg 230w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-10-350x263.jpg 350w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-10-480x360.jpg 480w\" sizes=\"(max-width: 661px) 100vw, 661px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>\u201cWindow Rock, Ariz., March 14, 2013,\u201d 311-MAD-69854, NAID: 2446347<\/em><em>. <\/em><em>M\u00e9morial, en l\u2019honneur des code talkers, \u00e9rig\u00e9 e<\/em><em>n 2008 par la Nation Navajo dans sa capitale, Window Rock, Arizona, o\u00f9 se trouve le mus\u00e9e de la Nation Navajo.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une c\u00e9r\u00e9monie de remise de m\u00e9dailles a eu lieu en novembre 2013 \u00e0 Washington au Congr\u00e8s en pr\u00e9sence des 33 tribus am\u00e9rindiennes connues pour avoir eu des codeurs. Chaque tribu a re\u00e7u une m\u00e9daille d'or sp\u00e9cifique, comme celle-ci pour les Tlingit du sud-est de l'Alaska. \"<em>Mon regret<\/em>\", a d\u00e9clar\u00e9 Allen, \"<em>est qu'aucun des codeurs, ni leurs enfants, de notre Nation Choctaw n'\u00e9tait en vie pour voir ce moment<\/em>\".<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14px;\"><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-28489 aligncenter\" src=\"http:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-11.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"500\" srcset=\"https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-11.jpg 500w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-11-75x75.jpg 75w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-11-230x230.jpg 230w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-11-350x350.jpg 350w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-11-480x480.jpg 480w\" sizes=\"(max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 14px;\"><em>Conception par Susan Gamble, grav\u00e9e par Renata Gordon et Joseph Menna, 2013, or, 3\"<\/em>.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Finalement, seuls les Navajos, qui comptent plus de codeurs que toutes les autres tribus r\u00e9unies, sont relativement bien connus, en partie gr\u00e2ce au film hollywoodien <em>Windtalkers<\/em>. Ils ont re\u00e7u la reconnaissance du Congr\u00e8s pour leurs exploits en 2001, alors que les autres tribus ont d\u00fb attendre 2008 pour que \"leur d\u00e9vouement et leur valeur\" soient officiellement reconnus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span> \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Une post\u00e9rit\u00e9 qui n\u2019est pas sans rappeler celle des Harlem Hellfighters.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"John-Werito-un-Dine-Navajo-Code-Talker-de-la-WWII\"><\/span><span style=\"font-size: 20px;\"><strong>John Werito, un Din\u00e9 (Navajo) <em>Code Talker<\/em> de la WWII.<\/strong><\/span><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n<pre style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14px;\"><em>D'apr\u00e8s : National archives (Histoire des Indiens d'Am\u00e9rique, Dossiers militaires, Seconde Guerre mondiale) \u2013 Ddancis, Cody White, Cara Lebonick - 29 jan 2019<\/em><\/span><\/pre>\n<p><span style=\"font-size: 14px;\"><img decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-28493 aligncenter\" src=\"http:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-20.jpg\" alt=\"\" width=\"420\" height=\"671\" srcset=\"https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-20.jpg 671w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-20-230x367.jpg 230w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-20-350x559.jpg 350w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-20-480x766.jpg 480w\" sizes=\"(max-width: 420px) 100vw, 420px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 14px;\"><em>Photo du navajo John Werito. <\/em><em>(Dossier militaire de John Werito - Archives nationales de St Louis).<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Les premi\u00e8res ann\u00e9es de John Werito sont relat\u00e9es dans une \"autobiographie\", un manuscrit d\u2019\u00e9tudiant comme on en trouve parfois dans les dossiers des \u00e9tudiants du Bureau of Indian Affairs (BIA). (Archives nationales de Denver). Ces dossiers sont ferm\u00e9s au grand public pendant 75 ans apr\u00e8s la date de cr\u00e9ation, sauf si l'\u00e9tudiant est d\u00e9c\u00e9d\u00e9. \u00a0Werito a fr\u00e9quent\u00e9 le pensionnat Ute du Sud, rebaptis\u00e9 plus tard \"Ute Vocational School\", \u00e0 Ignacio, dans le Colorado.<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14px;\"><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-28494 aligncenter\" src=\"http:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-21.jpg\" alt=\"\" width=\"602\" height=\"428\" srcset=\"https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-21.jpg 602w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-21-230x164.jpg 230w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-21-350x249.jpg 350w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-21-480x341.jpg 480w\" sizes=\"(max-width: 602px) 100vw, 602px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 14px;\"><em>Autobiographie de John Werito,<\/em> <em>trouv\u00e9e dans son dossier d'\u00e9tudiant.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 C'est le 2 mai 1923, pr\u00e8s de Star Lake, au Nouveau-Mexique, que John Werito \"<em>est n\u00e9 dans une vieille maison en adobe, \u00e0 peine mieux que la cabane en rondins dans laquelle Lincoln est n\u00e9<\/em>\".<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 l'\u00e9poque, les taux de mortalit\u00e9, en particulier chez les Indiens, sont \u00e9lev\u00e9s et les Werito perdirent deux petites s\u0153urs n\u00e9es apr\u00e8s John. John \u00e9voque son intense mal du pays lorsqu'il est envoy\u00e9 pour la premi\u00e8re fois au pensionnat de Crownpoint (Nouveau Mexique), un sentiment courant chez les jeunes Indiens souvent s\u00e9par\u00e9s de force de leur famille \u00e0 l'\u00e9poque des pensionnats du BIA. Mais il \u00e9crira que finalement il \"aimait bien l'\u00e9cole\".<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Printemps 1937, sa m\u00e8re d\u00e9c\u00e8de. Son p\u00e8re passe \u00e0 autre chose, se remarie pour la seconde fois, et John quitte Crownpoint pour int\u00e9grer la Southern Ute School \u00e0 Ignacio (Colorado).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 John y obtient une solide moyenne de B, excelle au basket-ball et travaille comme aide-soignant dans un h\u00f4pital. En 1941, il fait son premier voyage \u00e0 Denver, ce qui lui ouvre les yeux sur ce qu'il appelle une \"ville merveilleuse\". Le 29 avril 1943, John Werito obtient son dipl\u00f4me en m\u00eame temps que huit autres \u00e9tudiants, mais ses projets d'avenir sont d\u00e9j\u00e0 d\u00e9cid\u00e9s puisque trois jours auparavant, il s'\u00e9tait engag\u00e9 dans le corps des Marines des \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-28495\" src=\"http:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-22.jpg\" alt=\"\" width=\"398\" height=\"849\" srcset=\"https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-22.jpg 691w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-22-230x491.jpg 230w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-22-350x747.jpg 350w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-22-480x1024.jpg 480w\" sizes=\"(max-width: 398px) 100vw, 398px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 14px;\"><em>Dossier scolaire de John Werito. L'un des aspects des \u00e9coles professionnelles du BIA consiste \u00e0 enseigner aux \u00e9l\u00e8ves des comp\u00e9tences techniques et des m\u00e9tiers, comme le montre ici le dossier de John Werito. Pour les m\u00e9tiers, il a obtenu un A au cours de sa derni\u00e8re ann\u00e9e dipl\u00f4mante.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En juillet 1943, John Werito envoie une carte postale souvenir au directeur de l'\u00e9cole, Robin Dean, qualifi\u00e9 sur son registre d'incorporation comme \"la personne qui conna\u00eetra toujours votre adresse\". Dean ne le saura pas, et le grand public ne l'apprendra que plusieurs d\u00e9cennies plus tard, mais l'adresse de retour de Werito, celle de la Field Signal School de Camp Pendleton, en Californie, signifie qu'il commen\u00e7ait sa formation pour devenir l'un des c\u00e9l\u00e8bres navajos <em>code talkers<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 John Werito, soldat de premi\u00e8re classe du Corps des Marines des \u00c9tats-Unis, avec la sp\u00e9cialit\u00e9 militaire 642 - <em>Code Talker<\/em>, a connu sa premi\u00e8re exp\u00e9rience de la guerre au mois de janvier suivant, \u00e0 la bataille de Kwajalein, un atoll corallien des \u00eeles Marshall. Six mois plus tard, le 15 juin 1944, Werito et 8.000 de ses camarades <em>Devil Dogs<\/em> sont d\u00e9barqu\u00e9s sur l'\u00eele de Saipan, la plus grande des \u00eeles Mariannes du Nord, sous le feu nourri des Japonais. Werito y est bless\u00e9, ce qui lui a valu un lit sur le navire h\u00f4pital USS Bountiful et la <em>Purple Heart<\/em>, la m\u00e9daille militaire d\u00e9cern\u00e9e aux soldats bless\u00e9s ou tu\u00e9s au service de l'arm\u00e9e apr\u00e8s le 5 avril 1917, date de l\u2019entr\u00e9e des Etats-Unis dans la Premi\u00e8re Guerre mondiale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A peine sept mois apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 lors de la bataille de Saipan, il embarque \u00e0 bord du <em>LST 763<\/em> \u00e0 Kahului Maui (Hawa\u00ef) pour un voyage d'un mois vers une \u00eele volcanique peu connue appel\u00e9e Iwo Jima, un endroit qui allait bient\u00f4t \u00eatre marqu\u00e9 de fa\u00e7on ind\u00e9l\u00e9bile dans la m\u00e9moire du Corps des Marines. Apr\u00e8s presque un mois sur ce rocher d\u00e9sol\u00e9 d'Iwo Jima, la prise de l\u2019\u00eele \u00e9tant acquise, Werito monte \u00e0 bord de l'<em>USS Bollinger<\/em> le 20 mars, pour retourner \u00e0 Pearl Harbor.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La guerre \u00e9tait termin\u00e9e pour John Werito. Il a \u00e9t\u00e9 officiellement lib\u00e9r\u00e9 en novembre, apr\u00e8s avoir re\u00e7u 5 m\u00e9dailles et une citation.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-28496 aligncenter\" src=\"http:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-23.jpg\" alt=\"\" width=\"601\" height=\"790\" srcset=\"https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-23.jpg 601w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-23-230x302.jpg 230w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-23-350x460.jpg 350w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-23-480x631.jpg 480w\" sizes=\"(max-width: 601px) 100vw, 601px\" \/><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14px;\"><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-28497 aligncenter\" src=\"http:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-24.jpg\" alt=\"\" width=\"608\" height=\"799\" srcset=\"https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-24.jpg 608w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-24-230x302.jpg 230w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-24-350x460.jpg 350w, https:\/\/jumelage.org\/francais\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Code-Talkers-24-480x631.jpg 480w\" sizes=\"(max-width: 608px) 100vw, 608px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 14px;\"><em>Documents de d\u00e9mobilisation de John Werito.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ffffff;\">.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 John Werito retourna dans la ville qui l'avait tant fascin\u00e9 au lyc\u00e9e, Denver (Colorado), o\u00f9 il travailla pour les services postaux. Bri\u00e8vement r\u00e9activ\u00e9 pendant la guerre de Cor\u00e9e (25 juin 1950 \u2013 27 juil. 1953), mais sans participer directement aux combats, John Werito a pris sa retraite en 1972 et est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 29 mars 1983. En 2002, sa veuve Rose et ses enfants Nellie et Michael \u00e9taient pr\u00e9sents \u00e0 Window Rock (Arizona) pour recevoir sa m\u00e9daille d\u2019argent posthume du Congr\u00e8s, d\u00e9cern\u00e9e par le Congr\u00e8s des \u00c9tats-Unis \u00e0 tous les navajos <em>code talkers<\/em> identifi\u00e9s ou \u00e0 leurs proches.<\/p>\n<\/div>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Code Talkers D\u2019apr\u00e8s : National Archives \/ Thomas Richardson &#8211; Researchers Help &#8211; 08 mai 2017 _ www.americanindianmagazine.org &#8211; From Issue: Fall 2020 \/ [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":28484,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"post-templates\/post_full.php","format":"standard","meta":{"two_page_speed":[],"footnotes":""},"categories":[17],"tags":[],"class_list":["post-28477","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-usa-france"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.5 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>The Code Talkers Jumelage<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"Les Indiens d&#039;Am\u00e9rique avaient leurs propres langues et dialectes que peu de personnes comprenaient ; 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